Samedi 4 juillet 2026
Clairemonde est partante pour une randonnée et souhaite rejoindre sa maison en rénovation à Vallorbe en fin de journée.
Je pense au chemin depuis la Cure que j’ai fait cet hive, https://randonneesbonheur.ch/le-noirmont-la-cure/ et qui passe par ce vallon intimiste que j’avais adoré, de passer par le Mont Sala, que j’ai découvert l’an passé, et de rejoindre le Brassus.
Il fait grand beau et agréable en ce premier week-end de juillet. Nous démarrons tranquillement dans ce paysage vallonné du Jura. Une première ferme d’alpage, nous suivons machinalement quelques randonneurs devant nous avant de nous rendre compte que nous marchons dans un pâturage un peu casse-pattes, le chemin est en contre-bas. Une fois tout le monde sur le bon chemin, nous les laissons faire une pause et nous continuons jusqu’à l’Arzière. Nous contournons un troupeau de vaches allaitantes, quelques veaux sont allongés nonchalamment de tout leur long, je renonce à une photo pour ne pas les déranger (et ne pas prendre de risques) mais profite du spectacle attendrissant.
Nous entrons dans ce vallon secret jusqu’à la Croue, l’herbe y est toute rase, un peu comme une maquette de train et des cœurs parsèment le chemin. Depuis la Croue, nous continuons dans la forêt jusqu’au Mont Sala, où nous piqueniquons de bon appétit. Des papillons machaon nous frôlent, je sais, depuis que j’ai eu une de leur chenille dans un pot de persil sur mon balcon, qu’ils ont besoin d’ombellifères pour vivre. Et en effet, ces plantes poussent en abondance ici.
Nous profitons de la vue sur le Léman et les Alpes, seul endroit pour en bénéficier, notre chemin du jour étant sur le versant opposé.
Aux Bégnines, j’espérais profiter de l’expo de peintures de François Duruz, malheureusement, ce jour-là tout est fermé.
Ensuite, nous nous égarons à quelques reprises dans les pâturages, le sentier se confondant avec les sentes des vaches.
Une pause douceurs, merci Clairemonde pour les biscuits, l’eau de nos gourdes devient tiédasse et nous décidons que nous ferons une halte au Pont pour une baignade. Cela nous motive à repartir et rejoindre le Brassus sans traîner.
Au Pont, c’est la course du tour du lac de Joux et nous nous retrouvons au milieu de coureurs, du public et de promeneurs. Cela fait un sacré contraste. Nous dénichons un coin pour nous baigner, l’eau est agréablement fraîche et nous régénère complètement.
La journée se finit par un bon repas préparé par Laurent, le mari de Clairemonde, un grand merci. Je croise un chamois en rejoignant la gare du Day et prend le train pour rentrer chez moi, ravie de cette journée en bonne compagnie.
Nathalie
Distance 22.8 km – dénivelé ↑754m↓887m – durée indiquée 6h18

















