Tour du Mont Noble

Samedi 26 septembre 2026

Je décide de faire le tour du Mont Noble en partant de la buvette du Chiesso comme indiqué sur le site de Nax région, pour une fois en allant le plus haut possible en voiture.

Je passe Vernamiège et prend la direction des mayens et du lac du même nom. Arrivée aux mayens, un panneau indique que la route est barrée à 500m. Par chance, quelques places de parc sont disponibles. Je fais un point carte et me rend compte que j’ajoute quelques 300m de dénivelé au trajet prévu. Pour une fois que je voulais faire un tour raisonnable. Qu’à cela ne tienne.

Sac à dos chargé, chaussures de marche enfilées, je démarre tranquillement dans la forêt. Un chien aboie et me tourne autour puis se lasse. Je progresse à l’ombre du Mont Noble et m’élève en découvrant la vallée du Rhône et les sommets de la rive opposée.

J’arrive au Plan des Gouilles, fais un petit détour pour admirer le lac et vérifier si une baignade est possible au retour. De nombreuses algues vertes et des berges boueuses me dissuadent.

Je reprends le sentier, la pente s’accentue et le soleil joue à cache cache avec les sapins et les mélèzes. J’arrive dans un paysage de rêve, les pâturages sont recouverts de myrtilliers rouges qui contrastent avec le vert des arbres et le jaune des herbes. Je quitte le niveau des arbres et progresse en direction du col de Cou. Je suis au-dessus de la Louère où je suis passée dans le tour de la Maya en 2020. Je salue deux vététistes qui sont en pause et continue mon chemin. Peu avant le col, je photographie en contrejour sur la crête de nombreux randonneurs, ce qui me fait marrer. Le temps d’arriver au col, ils sont déjà loin en direction de Louché et des Becs de Bosson.

Une pause au col, point culminant à 2528m, j’admire le vallon de Réchy, une grande partie du val d’Hérens, des glaciers, des sommets à perte de vue, j’en prends plein les yeux.

Ensuite, c’est la descente en direction du Pichioc et l’Ar du Tsan, ces méandres incroyables de la Rèche que j’avais déjà admirés l’an passé lien en partant de Vercorin pour rejoindre le lac Louché.

Arrivée au Pichioc, je mange mon casse-croûte de bon appétit, cela fait plusieurs heures que je suis en route. Je me repose aussi un moment.

La suite du parcours est par moments vertigineuse, le sentier est à flanc de coteau au-dessus du bas-vallon de Réchy. Je croise un randonneur et nous échangeons sur la beauté du lieu. Plus j’avance, plus c’est sauvage et couvert de myrtilliers rouges. Après environ une heure, le chemin devient parallèle à la vallée du Rhône. Je commence à trouver le temps long et me réjouis d’arriver à la buvette. Enfin j’y suis. L’accueil est chaleureux, la tenancière m’offre une tranche de tarte aux prunes, qu’elle a trop fait cuire selon elle et que je trouve parfaite. Je profite d’acheter du fromage de leur alpage et repars ravie.

Dans la descente, comme souvent, je loupe une bifurcation et retrouve le chemin du matin au lieu de faire la boucle prévue. Je crois même avoir rallongé la marche, comme quoi quand on aime…

Cette sortie est une magnifique découverte, je reviendrai dans la région pour admirer les mélèzes dorés un peu plus tard dans la saison.

A l’heure où j’écris ces lignes, (24 octobre) la neige a recouvert presque pratiquement tout l’itinéraire et le temps est maussade et gris contrastant totalement avec les photos que je sélectionne.

Nathalie

Distance 19.3 km – dénivelé 1303m – durée indiquée 6h53

Itinéraire