Dimanche 13 septembre 2026
Il y a une œuvre de Saype au Chasseral et c’est l’occasion de m’y rendre par la Combe Grède que j’avais dans ma liste de souhaits.
Départ de St-Imier à travers les pâturages pour rejoindre la forêt et la montée vers la Combe. Je m’enfonce le long d’une rivière à sec et vais être à l’ombre pour un moment dans une sorte de gorge, une cluse très exactement, c’est-à-dire une gorge transversale creusée par l’érosion à travers un pli anticlinal (un pli bombé de la croûte terrestre). Au lieu de suivre la longueur du pli, la Combe-Grède l’entaille de part en part, ce qui définit une cluse. Au point 912m, la Combe Grède et un dernier chemin échappatoire pour éviter les échelles. Je m’engage résolument et la pente s’accentue, je me fais dépasser par quelques groupes de personnes, ce qui m’arrange, cela me permet de passer la première échelle à mon rythme. Le chemin s’élève en lacets au milieu des falaises verticales. C’est impressionnant et beau. Une deuxième échelle, plus courte et déjà le soleil éclaire les sommets des arbres. Un dernier effort et je me trouve dans un pâturage typique du Jura, le Pré aux Auges. Un point de vue sur St-Imier me permet de mesurer le chemin parcouru.
Ensuite c’est la montée sur le Chasseral par le chemin des crêtes que j’avais emprunté en 2020 dans une tempête mémorable. Cela me fait plaisir de profiter du paysage.
C’est peu avant midi que je rejoins l’Hôtel au sommet. Je profite de boire une eau minérale sur la terrasse ensoleillée. La fresque est au col et, sur le sentier pour m’y rendre, c’est un flot continu de visiteurs dans les deux sens. D’ailleurs les routes d’accès et le parking sont saturés.
Je m’installe au-dessus de la fresque pour manger mon casse-croûte. Heureusement que je ne suis pas venue que pour elle, je la trouve peu visible.
Je pensais au départ descendre vers Nods et Prêles, comme je me trouve à l’opposé, je choisis de descendre sur Lignières. Le sentier est sympa dans la forêt ensuite c’est une route monotone jusqu’au village. J’ai 5 minutes avant l’arrivée du bus et après réflexion décide de descendre jusqu’à la Neuveville à pied, il reste un peu plus d’une heure.
Bien m’en a pris, je suis rapidement sur un beau chemin forestier, le long du Ruisseau de Vaux, aussi à sec, puis m’engage dans la Combe de la Lignières puis celle de Pilouvi. C’est magnifique, sauvage et exigeant.
A la Neuveville, c’est la fête du vin, il y a des chars décorés, de la musique, des stands et un monde fou. Je traverse tant bien que mal toute la foule et rejoins la gare. Je renonce à la baignade, le train arrive dans 5 minutes.
C’est une splendide journée vraiment étonnante, variée et pleine de découvertes.
Nathalie
Distance 21.9 km – dénivelé ↑948m↓1307m – durée indiquée 7h
































