J’ai regroupé ces quelques balades, elles sont plutôt faciles et accessibles et néanmoins fascinantes et magiques. Nathalie
Le Chasseron
26 janvier 2026
Quelques heures de dispo en début d’après-midi me permet de faire l’aller-retour au Chasseron depuis les Cluds.
Il a neigé pendant la nuit. Les nuages jouent à cache-cache avec le soleil. Le chemin, les sapins, tout est recouvert de quelques centimètres de neige. Il n’y a aucun son et je marche en suivant les seules traces d’un randonneur que j’aperçois un peu plus haut.
La montée est agréable dans la forêt, sans vent et j’arrive déjà en vue du sommet. En vue est exagéré, car les nuages et le brouillard le masquent. Le vent souffle fort, il fait froid, tout est figé par la neige et le givre. Les nuages passent vite et par moments la vue s’offre comme un cadeau.
Quand j’arrive vers le restaurant (définitivement fermé), je vois le randonneur arrêté un peu plus haut qui observe un troupeau de chamois. Je le rejoins tranquillement et nous échangeons quelques mots. Il y a plus de 20 chamois, un seul nous regarde et nous surveille et les autres grattent la neige pour brouter. Comme nous restons à une certaine distance, ils ne bougent pas. Je rejoins finalement le sommet, bois du thé chaud et attend un moment une éventuelle éclaircie, qui ne viendra pas.
J’entame la descente en passant près des chamois encore présents et après un quart d’heure, je me retrouve au soleil qui me réchauffe rapidement.
C’est une destination facilement accessible, bien balisée.
Je me suis régalée de ces paysages hivernaux et de la faune.
Nathalie
Distance 6km – dénivelé ↑↓400m – durée indiquée 2h35 (à pied en hiver)















Dent de Vaulion
1er février 2026
La météo est couci couça, je choisis une balade proche et plutôt facile.
Quand j’arrive au Pont, le lac de Joux est gelé, il y a un peu de brumes rasantes, cela rend l’atmosphère magique.
Les raquettes sur le sac à dos, je démarre du Pont directement au-dessus du village. Je connais bien cette balade, pourtant c’est à chaque fois différent et je crois bien que c’est la première fois que je la fais avec des conditions autant hivernales. Il y a une jolie quantité de neige, du brouillard rend le paysage ouaté et le soleil donne une lumière froide. Je m’arrête souvent pour prendre des photos.
Pour l’instant, je chemine seule. A partir de la Petite Dent, 1345m, j’enfile les raquettes car la pente s’accentue et il y a une belle quantité de neige fraîche.
J’arrive au Chalet de la Dent; il y a beaucoup de monde venant du Petra Felix, à raquettes et en ski de randonnée.
Pour atteindre le sommet, la montée s’effectue sur une neige bien tassée. La vue est spectaculaire, la mer de brouillard avec les sommets des Alpes qui émergent. Après quelques photos, je m’installe sur un banc de libre et pique-nique tranquillement. Deux personnes préparent leurs voiles de parapente pour la descente. Dans un premier temps, je me dis que je vais attendre leur départ, le temps passe, il fait frais et je pars avant eux finalement.
Je prends direction Petra Felix avec un magnifique soleil, le chemin passe à travers champs puis entre dans la forêt. Je croise encore de nombreux promeneurs. Je m’enfonce dans le brouillard et tout devient sombre. Quand je rejoins la bifurcation pour le Pont, je sors du brouillard et suis toute surprise, le soleil a disparu et de nombreux nuages élevés ont pris sa place.
Ensuite, il me reste à rejoindre le chemin par lequel je suis partie pour me retrouver au Pont.
Il y avait un trou dans la glace pour les baigneurs d’eau froide ce matin qui est déjà refermé cet après-midi. De toute manière, je ne suis pas du tout tentée.
Nathalie
Distance 10.6 km – dénivelé ↑↓500m – durée indiquée 4h (à pied en hive)
















Vallée du Gottéron
Le 7 février 2026
Je choisis une rando que j’ai sur ma liste de souhaits depuis longtemps, la Vallée du Gottéron, du nom de la rivière qui prend sa source dans la Singine.
Je démarre de la gare de Fribourg et traverse la ville jusqu’au Pont de Berne, inauguré en 1250. Son aspect actuel date de 1653. Sa pile centrale en molasse et le tablier ont été refaits en 1853-54 et sa couverture date de 1855.
Je m’engage dans le sens anti-horaire un peu au hasard, ce qui sera un excellent choix par rapport à la météo. Une jolie montée en lacets et en escaliers jusqu’à la Tour de Dürrenbuhl, datant de 1370. Je traverse Bourguillon et ses habitations puis chemine en lisière de forêt ce qui me permet de profiter du beau soleil et de la douceur de cette journée. Ensuite le chemin traverse des champs et passe à côté de grandes fermes. Une petite descente jusqu’à Ameismühle d’où commencent les gorges. Un panneau d’avertissement indique que le trajet est déconseillé en cas de dégel à cause des chutes de glaçons. J’en verrai en effet de nombreux déjà tombés les jours précédents.
Je suis à l’ombre et il fait frais dans cette vallée étroite. Je passe de nombreux ponts en bois ou en caillebotis, des escaliers qui montent et descendent en fonction des méandres du Gottéron. Il y a des mousses et des fougères en grand nombre, signes de l’humidité permanente. Plus j’avance, plus le temps se couvre. Je retrouve le Pont de Berne et pique-nique frileusement sur un banc le long de la Sarine vers le Petit St-Jean.
Il est aussi intéressant de passer par la chapelle de la Lorette et Montorge en allant ou revenant de Bourguillon et ainsi de profiter d’une magnifique vue sur la vieille-ville de Fribourg.
Nathalie
Distance 12.7 km – dénivelé ↑↓376m – durée indiquée 3h30























