Van d’en Haut-Salanfe-Col du Jorat

Samedi 13 juin 2026

Au fur et à mesure que la neige remonte, mes randonnées montent aussi.

Aujourd’hui c’est une classique, Van d’en Haut, lac de Salanfe, col du Jorat et retour. Le site de l’auberge de Salanfe donne toutes les infos sur les conditions d’enneigement et je les en remercie.

Quand j’arrive à Van d’en Haut, quelle n’est pas ma surprise de découvrir que le camping est vide, la buvette démontée et le terrain déserté. Je me sens toute mélancolique, j’adorais cette ambiance entre résidents et randonneurs qui animait le lieu le matin tôt.

Ensuite je me souviens que le Canton du Valais a fermé préventivement plusieurs campings aux risques climatiques élevés.

Un petit coup de gueule exceptionnellement, pourquoi ne pas aussi interdire les canons à neige qui dessèchent les terrains et augmentent le risque d’éboulements. Ah oui c’est vrai, j’oubliais… cela génère des revenus essentiels.

Passé la mauvaise surprise, je commence la randonnée sur ce chemin que je connais bien, j’y suis montée pour la première fois en 1988 avec des potes de mon ex-mari qui adoraient l’endroit. Nous n’avions pas dépassé le lac, depuis je me suis émancipée. 🤪

Il y a déjà quelques varappeurs qui sont sur les parois un peu plus haut. Je dépasse aussi une famille avec deux jeunes enfants, c’est une sortie prisée des familles, le trajet jusqu’au lac est relativement court.

Arrivée sur la route avant le barrage, je vois un chien qui luge littéralement dans un névé. Il se laisse glisser sur le dos, remonte et recommence. J’éclate de rire. Sa propriétaire m’explique qu’elle n’aime pas la neige, pourtant depuis qu’elle a ce chien elle va souvent le promener dans la neige tellement il aime cela. J’adore cette histoire.

J’arrive au lac, qui est bas avec les berges toutes apparentes. Je me désaltère et continue directement la montée au col parsemé de fleurs alpines variées. Puis le paysage devient minéral et sec.

Au col, plusieurs trailers arrivent depuis Vernayaz et font le tour de la Dent du Salentin. Une jeune femme me raconte qu’elle a dû traverser un névé au-dessus d’un torrent, elle était inquiète. Je la rassure, de ce côté aucun névé résiduel sur les chemins. Je pique-nique tranquillement en contemplant la vue. Je laisse partir les trailers, qui vont beaucoup plus vite que moi, et j’entame la descente à mon tour.

Je renonce à la baignade dans le lac, il n’est pas très attirant et je m’arrête pour une pause gourmande et une boisson à l’auberge. L’accueil est vraiment charmant et attentif.

Ensuite je descends jusqu’à mon point de départ, j’ai chaud et je fais une pause Kneipp dans la Salanfe.

J’aime vraiment cet endroit, chaque année je suis attirée pour y revenir, il y a souvent des bouquetins dans la montée, ce qui n’était pas le cas aujourd’hui.

Nathalie

Distance 12.6 km – dénivelé ↑↓855m – durée indiquée 4h34

Itinéraire